MEETT Toulouse, France
4-6 septembre 2026
Chaque année début septembre, le salon Auto-Moto Classic de Toulouse est le grand rendez-vous des amateurs de voitures (et motos) anciennes du Sud-Ouest. Au fil des ans, Auto Moto Classic poursuit sa croissance, que ce soit en surface d’exposition (un hall supplémentaire cette année), en exposants, en animations et en visiteurs. Indicateur de sa croissance, le nombre chaque année plus important de professionnels de la vente, de l’entretien ou de la restauration automobile (et motos) classique qui exposent leurs réalisations.



Retour donc en mots et en images sur cette édition 2026. Comme chaque année, les organisateurs proposent plusieurs expositions, que ce soit pour des anniversaires ou des thèmes particuliers. Auto Moto Classic Toulouse, c’est aussi la manifestation American Day, qui réunit sur le weekend tous les amateurs de voitures et de culture US de la région et au-delà.






Les 60 ans de la Dodge Charger
Dans les années 1960, Ford crée la catégorie des « Pony Cars » avec la Mustang, dont les versions équipées de moteurs plus puissants deviennent des « Muscle Cars », une catégorie de voitures typiquement US. En 1966, Dodge entre sur ce marché avec la Charger, dont les versions les plus puissantes reçoivent le V8 HEMI de 7 litres pour 425 chevaux.





Les modèles exposés correspondaient aux premières générations commercialisées jusqu’au milieu des années 1970, la grande période des muscle cars coupé. On retrouvait bien évidemment une copie de « General Lee » de la série « Sherif, fais-moi peur », l’une des Charger les plus connues dans sa couleur orange.





La sélection était complétée par la spectaculaire Charger Daytona, avec son nez pointu rallongé et son immense aileron arrière exposée à l’extérieur.


Route 66, 100 ans
Restons aux USA, où il n’y a pas que les voitures qui fêtent des anniversaires. La mythique Route 66 est née 1926, agrégeant des portions de route existantes et de nouveaux tronçons pour relier Chicago à Los Angeles (ou Santa Monica pour être plus précis).






Pour illustrer ce centenaire, plusieurs grandes américaines flamboyantes, avec leur longueur démesurée, leurs ailerons élancés, leurs pare-chocs proéminents et leurs chromes rutilants : Cadillac, Chevrolet, Dodge, Oldsmobile… berlines, coupés et cabriolets !






Les 80 ans de la Coccinelle
Chaque année, l’Automobile Club du Midi prête son concours à une expo thématique, cette année les 80 ans de la célèbre Coccinelle. Si on pouvait retrouver quelques modèles de série berlines et cabriolets, cette expo célébrait surtout la créativité, voire le brin de folie qui a accompagné la longue vie de la petite Volkswagen : dragster, top chop, speedster, Fun Cup où une carrosserie copiant la Coccinelle habille un châssis course, buggy, copie de Choupette des films de Disney, pimpante ou dans son jus…








Inséparable de la berline, le Combi basé sur la même architecture châssis/moteur était aussi bien représenté, avec notamment une version 21 vitres avec toit ouvrant en toile ou un modèle rabaissé avec des jantes styles Fuchs.





Citroën, l’esprit d’aventure
Sous ce label, l’expo thématique réunissait quelques modèles illustrant l’aventure sous diverses formes : technologie originale avec la GS BiRotor à moteur rotatif, raid avec une 2 CV Paris Persépolis ou une Traction ayant parcouru les 5 continents, compétition avec une DS pilotée en son temps par Bob Neyret ou une Saxo VTS préparée pour les circuits, ou versions moins connues comme la BX Sport ou la Visa Chrono.








110 ans de BMW
Si BMW n’a commencé à produire des voitures qu’en 1928, la firme allemande a bien été créée en 1916, il y a donc 110 ans. Avec le concours de Pelras, concessionnaire BMW de Toulouse, et sa division Pelras Legend, plusieurs icones de la marque bavaroise étaient réunies, en commençant par 2 magnifiques cabriolets, une rare BMW 507 de 1958 (seulement 254 exemplaires produits) avec moteur V8 en alu de 150 chevaux, et une Z8, elle aussi avec moteur V8 mais cette fois de 400 chevaux. Les 2 autos partagent le même esprit d’exception, et étaient d’ailleurs exposées dans la même couleur !






A coté, une M1, première réalisation du département Motorsport qui a développé depuis toutes les BMW M, à commencer par la M3 (qui fête ses 40 ans en 2026) dont la première génération équipée d’un 4 cylindres en ligne dérivé d’un moteur de F1. Avant la M3, il y avait eu la 2002 Turbo, version radicale de la berline compacte 2002. Première voiture de série européenne équipée d’un moteur turbocompressé, la 2002 Turbo se remarquait notamment par le libellé 2002 Turbo écrit à l’envers sur le spoiler, pour être lisible par le conducteur qu’elle allait forcément dépasser !








Autre légende BMW, la très élégante et pure BMW 3.0 CSI, qui permet à BMW de revenir dans le segment du luxe et a servi de base aux redoutables 3.0 CSL de compétition. Citons encore la BMW i8, originale par sa ligne aérodynamique très sculptée et son petit moteur 3 cylindres qui alimente la batterie, puisque la i8 est une voiture électrique, mais sans les affres de la recharge.





Nationale 7, la Route des Vacances
Si les US ont la route 66, la France a la Nationale 7, incontestablement associée aux vacances, au soleil et aux congés payés. Si ces derniers datent de 1936, c’est véritablement dans les années 1950 avec la démocratisation de l’automobile que la N7 va connaitre ses années de gloire et ses grands bouchons de la transhumance estivale.






L’exposition met donc l’accent sur les modèles populaires de cette époque, Citroën 2 CV, AMI 6 et DS, Panhard PL 17, Peugeot 203 et 403, Renault 4 CV, R4 et Dauphine, mais aussi Vespa 400 et Fiat 500. Une grande Hotchkiss tire sa caravane, le tout dans un décor de vacances.





Héritage Italien
La grande exposition du salon Auto-Moto Classic Toulouse 2026 était consacrée à l’automobile italienne, et la Lamborghini Countach en vedette illustrait aussi l’affiche du salon. Outre la Countach, Lamborghini était représenté par la toujours élégante Espada et une plus récente Huracan (2010).





Pour Maserati, une Tipo 151 de course de 1965 était accompagnée par 2 modèles de GT, Indy (1971) et Khamsin (1977). L’OSCA 1500, petite barchetta de course est une cousine de Maserati, OSCA ayant été fondée par les Frères Maserati après la revente de leur entreprise.





Ferrari était naturellement très présent, avec les 12 cylindres avant, 330 GTC (1968) ou 550 Maranello (1976), 12 cylindres central, BB 512 et Testarossa, et V8 central, 430 Scuderia et 458 Speciale. La De Tomaso Pantera se frottait aux stars sportives italiennes, même si son V8 d’origine US manquait du prestige des « bella meccanica » italiennes.






Si les temps sont aujourd’hui plus difficiles, Alfa Romeo et Lancia ont aussi connu leur période de gloire. Les Alfa 6C et 8C Monza faisaient partie des machines à battre dans les années 1920 et 1930, aussi bien sur circuit que sur route. Dans les années 1960, la Giulia coupé est l’une des premières autos dessinées par Giugiaro, alors chez Bertone, un superbe coup de crayon qui en fait une voiture encore très désirable de nos jours. Autre carrossier célèbre, Zagato proposait des versions sportives et allégées des modèles Alfa Romeo, comme les SZ et TZ au début des années 1960.









Les 3 Lancia qui ont fait la réputation de la marque en rallye, la Fulvia, la Stratos et la Delta Integrale étaient exposées, ainsi qu’une Flaminia Cabriolet, V6 de 2,5 Litres et carrosserie Touring Superleggera.




3 FIAT avaient l’honneur de l’expo, une 508 Balila des années 1930 dans une version roadster, une Abarth 850 S, version survitaminée de la Fiat 600 avec son gros radiateur avant et son capot arrière ouvert pour assurer un refroidissement suffisant de la mécanique, et enfin une Fiat Dino Spider de 1966 qui bénéficiait du V6 Ferrari Dino de 2,4 litres. Mentionnons encore un prototype de course Lucchini SP94 destiné aux courses d’endurance et propulsé par un moteur Alfa Romeo.




Youngtimers
Phénomène en pleine croissance dans la voiture de collection, les Youngtimers avaient le droit cette année à un espace dédié. Cabriolets et roadsters germaniques (BMW Z4 et série 3, Audi TT et A4, Mercedes SLK AMG, Porsche 911), sportives compactes (Renault Clio V6, VW Golf R32 et Corrado G60, Alfa Romeo 147 GTA).








Bien sûr les japonaises, de la Mazda MX-5 à la Honda NSX, en passant par Nissan GTR et 350Z custom occupaient une place de choix. En vedette également, une Peugeot 406 copie de la voiture de la saga Taxi occupait un ilot central.






Les Américaines
C’est une tradition à Toulouse, les voitures US sont largement représentées, notamment à l’extérieur devant les halls et pour la section American Day (voir plus loin). Outre une sélection de « muscle cars » proposées à la vente, une exposition de Hot Rods avec une grande variété d’engins, des autos ultra dépouillées mettant en avant leur mécanique, des berlines rabaissées ou encore des pickups. Dans tous les cas, les mécaniques sont préparées et les peintures rutilantes.









L’espace Shelby exposait plusieurs Cobra « continuation », un grand van utilisé sur les circuits par Caroll Shelby et une remorque porte-voiture, sur laquelle on trouvait aussi une Studebaker Champion, voiture qui s’est illustrée notamment dans la rude Carrera Panamericana. Pour rester aux US et chez Cobra, le salon permettait de découvrir la Cobra (production Superperformance sous licence Shelby) que Johnny Halliday conduisait en Californie, une voiture conservée par la famille et rarement exposée.






Les Clubs
Comme dans tous les salons classiques, les Clubs constituent un pilier important des expositions. Difficile de tous les citer, alors voici une petite sélection, en commençant par les clubs de marque françaises, actuelles ou disparues. Les clubs et associations Citroën présentaient plusieurs modèles historiques de la marque. Le Club Idéale DS se distinguait en exposant 2 DS, une française et une anglaise, sur le thème du rugby et de la rivalité France-Angleterre.


Les clubs Matra présentent les modèles à caractère sportif, de la Djet reprise à René Bonnet après le rachat par Matra aux Bagheera et Murena en passant par les 530. Mentionnons encore parmi les marques disparues Facel Vega, Salmson, Simca, Hotchkiss ou Voisin, habitués du salon de Toulouse.







Plusieurs Clubs de marques étrangères étaient représentés, comme le Club Lotus France avec les 30 ans de l’Elise, le Club Rover France avec la Rover 3,5L Coupé, en fait une berline au toit légèrement rabaissé, recette qui sera remise à la mode par Mercedes avec son CLS, ou encore les Clubs Porsche Classic, 924/944/968 et 928.






Les Clubs Alfa Romeo et Jaguar avaient choisi le thème du cabriolet. Alfa Romeo présentait les 4 générations de la Duetto Spider, en partant de l’originale dite « os de seiche ». Plusieurs générations de cabriolets aussi chez Jaguar, de la XK-150 à la F-Type, en passant évidemment par la Type-E.









Camp militaire et radiocommandes
Au salon Auto-Moto Classic de Toulouse, les collectionneurs de véhicules de collection de la 2ème guerre mondiale exposent leurs engins, toujours mis en scène avec soin, qui suscitent la curiosité des visiteurs. Autre animation récurrente, le circuit radiocommandé qui présente un grand tracé sur lequel circulent d’impressionnants camions et engins de chantier, maniés avec dextérité par leurs propriétaires.






Miniatures, accessoires et artistes
On retrouvait aussi d’autres exposants traditionnels des salons « classiques », artistes, marchands de miniatures, artisans et vendeurs d’accessoires, sans oublier une grande bourse aux pièces détachées à l’extérieur.



American Day
L’American Day (en fait le weekend complet) est une attraction importante du Salon Auto-Moto Classic de Toulouse, et attire de nombreux visiteurs. A l’extérieur, devant les halls d’exposition, quelques modèles spéciaux sont exposés, voitures NASCAR, hot-rods, low-riders, top-chop, autour d’une scène dédiée à la musique US.










Cette année, les grands parkings dédiés à l’American Day, accueillaient les voitures américaines des amateurs de la région venus se retrouver et faire admirer leurs autos. Un des parkings était consacré aux voitures récentes, où Ford Mustang et Corvette étaient les plus nombreuses.




L’autre parking était réservé aux voitures US plus anciennes. Si là aussi Mustang et Corvette de différentes générations étaient nombreuses avec d’autres muscle cars, Chevrolet Camaro ou Dodge Charger, et des berlines imposantes Buick, Cadillac, Chevrolet, Chrysler, De Soto, Pontiac…







Le parking « anciennes »
Un parking dédié accueille les autos anciennes avec une grande variété, des populaires 2 CV et 4 CV jusqu’aux sportives Ferrari, Jaguar ou Porsche, en passant par les Jeep, MG, Triumph, BMW ou Volvo…







Conclusion
Avec près de 2700 véhicules présentés (salon et extérieurs), dont plus de 1200 rien que pour la section American Day, Auto-Moto Classic Toulouse a battu les chiffres des années précédentes. Le visitorat est aussi ne nette hausse, puisque 31 000 visiteurs ont parcouru les allées du salon, soit 10% de plus qu’en 2025. Clairement, la passion automobile est toujours vivante en Occitanie et plus généralement en France ! Rendez-vous est donc pris pour début septembre 2027, qui sera la 10ème édition de l’évènement !








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